La Préhistoire de l’Australie
Australie Un peu d'Histoire

La Préhistoire de l’Australie

Cet article est le premier d’une série qui présentera une partie de l’histoire du pays que nous découvrons un peu plus de jours en jours.

Les périodes de l’histoire que nous connaissons sont définies depuis un point de vue occidental. En France, les historiens ont tendance à partager l’histoire en quatre grandes périodes : l’Antiquité, l’époque médiévale, l’époque moderne et l’époque contemporaine. L’Antiquité commence au moment de l’apparition de l’écriture, autour de 3500 avant J.-C. Les historiens évoquent également la Préhistoire – la période qui va de l’apparition de l’humanité entre 2.5 et 3.5 millions d’années à l’apparition de l’écriture. On parle enfin de Protohistoire, la période où existent des civilisations connues mais qui ne possèdent pas l’écriture.
Evidemment, ces périodes sont toutes à nuancer du fait des nombreux débats et incertitudes qui règnent toujours dans les disciplines scientifiques.

Comment et quand l’homme est-il arrivé en Australie ? Comment y a-t-il évolué ? Ce sont les questions que nous avions en tête et auxquelles nous avons voulu répondre dans cet article, par une compilation de quelques recherches et lectures.

 

Comment l’homme est-il arrivé en Australie ?

Petite précision, les périodes historiques que nous venons de citer ne sont utilisables que pour l’Europe. Les historiens australiens considèrent que l’histoire de l’Australie commence au moment de l’arrivée des premiers Européens sur le continent. La date communément utilisée est celle de 1606, premier accostage d’un équipage de marins hollandais sur les côtes nord de l’île. A partir de 1606, l’histoire de l’Australie est partagée en périodes migratoires.
La Préhistoire de l’Australie est la période qui court de l’arrivée des premiers humains jusqu’à cette date de 1606.

On ne peut pas comprendre les origines de l’arrivée de l’homme en Australie sans analyser les flux migratoires de ces 100 000 dernières années. Les récits scientifiques évoquent souvent le supercontinent appelé Pangée, qui rassemblait toutes les terres du globe il y a près de 300 millions d’années et qui s’est scindé en deux supercontinents entre 250 et 200 millions d’années avant notre ère : Gondwana et Laurasie. Celui du sud, le Gondwana, comprenait entre autres l’Afrique, l’Inde et l’Australie. Si la scission du Gondwana autour de 160 millions d’années permet d’expliquer l’évolution de la faune et de la flore dans ces espaces, il est en revanche inutile de comprendre ce drift continental pour analyser les flux migratoires de l’homo sapiens. En effet, ce dernier n’est apparu qu’il y a 300 000 ans au moment où les terres émergées avaient en quelque sorte la place qu’elles ont aujourd’hui.

 

Le départ d’Afrique

L’homo, dit « homme » est apparu en Afrique. Sa nomadisation et ses déplacements lui ont permis de coloniser la totalité, ou presque, des terres du globe. L’Europe, contrairement à ce que l’on peut penser, n’est pas le premier continent a avoir été colonisé. Les hommes se sont rapidement déplacés vers l’Inde et l’Asie, voire l’Océanie. Les scientifiques ont longtemps pensé que tous les hommes étaient partis au même moment d’Afrique centrale. C’est pourtant en 2011 qu’une équipe scientifique a étudié pour la première fois et séquencé le génome d’une mèche de cheveux d’un Aborigène « de pur souche » de la région de Perth, et datant de 1920. Ils ont comparé leurs résultats avec l’ADN de différents habitants du monde.
Ce qu’ils ont découvert tend à montrer que les Aborigènes sont en fait les premiers hommes à avoir quitté l’Afrique, bien avant les Européens et les Indiens, aux alentours de 70 à 60 000 AP. 1

Petite parenthèse, dans le jargon scientifique AP – « avant présent » ou BP « before present » signifie l’âge, en nombre d’années, compté dans le passé à partir du 1er janvier 1950, moment des premières analyses réalisées au Carbone 14.

20 000 ans pour traverser le monde depuis l’Afrique et ces premiers hommes voyageurs seraient arrivés en Océanie il y a 50 000 ans.

A ce moment là, l’Australie, la Tasmanie et le bloc Papouasie-Nouvelle-Guinée étaient reliés par la terre et formaient un seul continent nommé Sahul. Le niveau de la mer étant globalement 150 mètres plus bas qu’aujourd’hui, les hommes ont pu aisément coloniser l’Australie, sans avoir à se mouiller les pieds.
On retrouve donc en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Australie, bien qu’aujourd’hui séparés par le Détroit de Torrès, une faune et une flore similaires, et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. 2

 

 

L’arrivée en Australie

L’homo Sapiens arrive donc au niveau du Sahul il y a 50 000 ans.

Jusqu’au milieu des années 2000, on citait l’arrivée des premiers Aborigènes il y a 40 000 ans. Deux éléments archéologiques permettaient cette datation. Le premier était un abri sous roche, le site de Puritjara, en Australie-Méridionale, dans lequel on a trouvé des peintures rupestres, des éléments en os taillés ou encore des traces de feu, pouvant remonter à 38 000 ans AP. Ce site a d’ailleurs été utilisé comme habitation par les Aborigènes jusqu’aux années 1930. 3

 

https://www.kempen.id.au/in-search-of-antiquity-2006/

 

Le second était les hommes de Mungo dont les sépultures avaient été trouvées près du lac Mungo en Nouvelle-Galles du Sud. Ce sont les plus anciens squelettes humains découverts à ce jour en Australie et il ont été datés à 40 000 ans AP. 4

 

http://www.news.com.au/technology/science/evolution/new-research-proves-aboriginal-people-were-australias-first-inhabitants/news-story/819f8f8965cedcc1503048c383fc499a

 

En 2007, une incroyable découverte remet ces dates en question. A 500 kilomètres d’Adélaide, en Australie-Méridionale, deux chercheurs en exploration découvrent le long d’un ruisseau une fissure remplie d’art rupestre, sur le site de Warratyi. Ils comprennent vite que cette fissure de plusieurs mètres de large et de long devaient servir d’abri sous roche. Des études archéologiques ont lieu à partir de 2011. Les scientifiques creusent à quelques mètres de profondeur et découvrent plusieurs ossements dont ceux d’animaux disparus il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, des outils en os et en pierre qui se révèlent être les plus vieux outils australiens découverts à ce jour, des milliers d’objets dont des aiguilles et des éléments de tissus. Pour ce qui est de l’art rupestre, l’utilisation de l’ocre pour les dessins est la plus ancienne trace existante en Océanie et en Asie. 5

https://www.sciencenews.org/article/people-settled-australia%E2%80%99s-rugged-interior-surprisingly-early

 

Les datations de ces éléments montrent une utilisation du site de 49 000 ans AP jusqu’à 10 000 ans AP.
On peut donc dire, jusqu’à preuve d’une nouvelle découverte encore plus ancienne, que les hommes sont arrivés en Australie il y a 50 000 ans. 6

https://arstechnica.comd

 

Les hommes d’Australie n’ont donc jamais eu de contacts avec les hommes asiatiques. Suite à l’explosion du Sahul et la création du Détroit de Torrès, les Aborigènes d’Australie se retrouvent totalement isolés du reste du monde, et le resteront près de 10 000 ans.

Commençons par évoquer les Aborigènes d’Australie ; les Indigènes du Detroit de Torrès, vous le verrez, arrivent bien plus tard.

 

LES ABORIGENES D’AUSTRALIE

Précisons d’abord que le terme « aborigène » est générique. Si l’on pense immédiatement à ceux d’Australie lorsqu’on entend le mot « aborigène », celui-ci définit en fait un autochtone ou un indigène – l’habitant originel d’un espace donné (du latin ab = origine). A ce titre, les Apaches aux Etats-Unis ou les Bretons en France sont des peuples aborigènes. Pour simplifier cet écrit, nous dirons Aborigènes pour évoquer les Aborigènes d’Australie.

 

La dispersion des Aborigènes en Australie

La découverte du site de Warratyi permet de comprendre comment se sont dispersés les hommes au sein du continent. Il aurait fallu entre 1000 et 2000 ans pour cette dispersion le long de la côte est. Suivant les cours d’eau et les rivières qui étaient très nombreux à cette époque, les Aborigènes ont pu se déplacer vers le centre et l’ouest du pays, mais beaucoup plus lentement puisque l’abri sous roche de Puritjara est 10 000 ans postérieur à celui de Warratyi.

 

Les premiers temps de la Préhistoire de l’Australie

Nous l’avions présenté dans un précédent article, la cosmogonie aborigène (la naissance de l’univers) repose sur le « Temps du rêve ».
Tout ce qui existe sur terre a été créé par les ancêtres dans un temps parallèle – où n’existe ni passé, ni présent, ni futur – et chaque chose sur terre doit être vénérée. Cette croyance entraîne une impossibilité pour les Aborigènes d’ « abîmer » les éléments végétaux et animaux qu’ils côtoient. La terre ne leur appartient pas. Ils appartiennent à la terre.

Cependant ce mode de vie aborigène, extrêmement poussé au moment de l’arrivée des premiers Européens, est le fruit d’une longue évolution. En effet, il n’en a pas toujours été de cette vénération de la nature.

Dans le site de Warratyi, les scientifiques ont découvert un squelette de Diprotodon, un animal disparu ressemblant à une marmotte mais de la taille d’un rhinocéros. Le Diprotodon était un des membres de la « mégafaune australienne », ces immenses animaux comparables à des dinosaures apparus uniquement en Australie au moment de la scission du supercontinent Gondwana. 7

 

https://www.britannica.com

 

Les premiers Aborigènes auraient donc côtoyé les méga-animaux et les auraient consommés. On trouve sur le site Warratyi les restes des oeufs d’un méga-oiseau lui aussi disparu : le Genyornis. Ces oeufs auraient été consommés cuits. 8

Cette mégafaune australienne aurait disparu entre 50 000 et 40 000 ans AP très soudainement, au moment de l’apparition des premiers hommes.
Différents rapports scientifiques tendent à montrer que les Aborigènes vont, pendant près de 20 000 ans, utiliser la technique du brûlis (fire-stick farming). Cette technique consiste à incendier de grands espaces pour regrouper le gibier et mieux le chasser. Ce sont ces incendies qui auraient détruit une immense partie du territoire, des habitats naturels, et donc entraîné la disparition de la mégafaune australienne.

Les Aborigènes sont, dès leur arrivée, de grands chasseurs qui n’hésitent pas à détruire les espaces dans lesquels ils vivent pour faciliter leur pratique de la chasse.
Au sein du site de Warratyi, les scientifiques ont également trouvé des éléments de tissus pour filets. Les Aborigènes auraient donc également été chasseurs au filet, voire pêcheurs.

 

Une évolution spirituelle

L’évolution la plus importante du monde aborigène et qui va perdurer jusqu’à l’arrivée des Européens est spirituelle. Force est de constater qu’il n’y aura pas d’évolution technique pendant ces 50 000 ans de présence humaine.

Il ne reste en effet aucune trace d’éléments bâtis aborigènes. Vénérant la nature et n’appartenant pas à la terre, les aborigènes ne vont vivre que dans des abris sous roche ou des habitations en semi-dur, faites de branchages, de feuilles et de boue séchée. A l’ouest du pays ont néanmoins été trouvés des éléments pouvant laisser penser que certains Aborigènes auraient construit des espaces circulaires en pierre il y a 8000 ou 9000 ans (mais peut-on réellement parler de maisons ?). 9

Au niveau archéologique et au regard de l’absence ou presque de traces physiques, il est donc très difficile de dire dans quoi vivaient les Aborigènes.
Néanmoins, de nombreuses grottes conservent des traces de fumée sur les parois, montrant qu’il y avait un lieu de vie sous roche avec l’utilisation du feu. C’est le cas de l’abri du Bouddi National Park. On y trouve, outre ces abris sous roche, des coquillages et des ossements, des petites excavations et des fissures qui servaient à polir la pierre, ou encore de nombreux dessins gravés sur de larges pierres plates. Les éléments sont très sommaires et difficilement datables. Les Aborigènes ayant conservé la même vie simple et dépouillée pendant plusieurs milliers d’années, on ne peut pas vraiment dire de quand à quand ces abris ont été utilisés.

Un abri aborigène au parc national de Bouddi

 

Dans les années qui vont suivre l’arrivée de ces « premiers Australiens », les brûlis vont s’arrêter et les Aborigènes ne vont prélever de la nature que ce dont ils ont besoin ; et ce pendant 30 000 ans. Lorsque James Cook débarque sur le continent en 1770 il décrit les Aborigènes comme étant « complètement nus » et comme « les hommes les plus misérables sur la terre » 10. Nous comprenons donc qu’il ne reste quasiment rien pour dire comment ont vécu les Aborigènes pendant 30 000 ans. Rappelons que ceux-ci ne possédaient pas l’écriture, les sources d’études et de compréhension sont donc très faibles.
Pourtant, lorsque les Européens sont arrivés en Australie, ils ont découvert une terre où évoluait un nombre important de tribus aborigènes. Dans les yeux d’un anglais tel que James Cook, ces peuples n’ont effectivement rien. C’est une vision très réductrice. En effet, si les Aborigènes respectent profondément la nature, ils ont tout de même prélevé suffisamment pour faire de leur quotidien une vie très riche.

 

LES INDIGENES DU DETROIT DE TORRES

Avec les Aborigènes d’Australie, les Indigènes du Détroit de Torrès forment le deuxième ensemble indigène de l’Australie. Comme les Aborigènes, les Indigènes du Détroit de Torrès possèdent leur drapeau et leur culture propre.

Retracer l’arrivée des Indigènes du Détroit de Torrès en Australie est bien plus simple. En effet, leur territoire est composé des îles du Détroit de Torrès qui sont les éléments du Sahul non submergés par les eaux il y a 10 000 ans.

Les îles du Détroit de Torrès sont au nombre de 300, et seules 17 sont habitées. C’est uniquement pour des raisons coloniales que ces îles sont aujourd’hui australiennes, puisqu’elles ont été annexées par le Queensland en 1879. Cependant, leur emplacement géographique complique l’analyse de l’origine de ceux qui les peuplent.

Les îles sont partagées en 5 groupes : les Inner Islands qui sont proches du Cap York australien, les Near Western, Central et Eastern Islands qui sont trois groupes de dizaine d’îles chacun disséminés entre la mer de Corail et la mer d’Arafura. Le dernier groupe est celui des Top Western Islands dont la plus au nord est à seulement 4 kilomètres des côtes de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

 

Les origines des Indigènes du Détroit de Torrès

Soyons clair, les Aborigènes d’Australie et les Indigènes du Detroit de Torrès n’ont rien à voir. Aucun peuple actuel ne ressemble aux peuples aborigènes qui ont leur marqueurs génétiques propres.

Suite à la submersion du Detroit de Torrès et à l’apparition des îles du même nom, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l’Australie ont évolué totalement séparément. Leurs habitants également.

Les Aborigènes n’ont jamais été de grands marins, à la différence des peuples de Papouasie, et ce sont sans doute ceux-ci qui, à bord d’embarcations, ont colonisé les îles du Detroit de Torrès. Les plus anciennes traces d’habitats retrouvées sont datées de 2500 ans. Pourtant les scientifiques affirment que la colonisation des îles a commencé bien plus tôt, il y a 8000 ans. Ils donnent pour raison de l’absence de traces existantes le fait que les nouveaux arrivants s’installaient sur le bord de la mer. Or c’était au moment de la montée progressive du niveau de la mer. Les traces vieilles de 2500 ans sont en fait, d’après les études, les dernière installations côtières. Celles-ci ont été créées au moment où la montée du niveau de l’océan s’est stoppée et où les indigènes n’ont plus été poussés vers l’intérieur des terres, sur les points les plus élevés du Sahul ; ceux qui dépassent aujourd’hui et qui forment les îles. 11

Les études génétiques le prouvent, les Indigènes du Detroit de Torres sont des Mélanésiens, qui ressemblent fortement aux Papous et en descendent forcément. L’Océanie est composée de quatre blocs, la Polynésie, la Micronésie, la Mélanaisie et l’Australasie. Ce qui est donc certain – et même si ces divisions sont des créations géographiques et que les cultures n’ont pas de frontières – c’est que l’Australie où évoluent les Aborigènes est bien distincte de la Mélanaisie d’où sont originaires les Indigènes du Detroit de Torrès.

On tend enfin à montrer l’appartenance et les origines mélanésiennes des Indigènes du Detroit de Torrès grâce à l’usage de la linguistique. Les langues, puisqu’il y en a plusieurs, parlées sur les îles du Détroit de Torrès sont un mélange, un croisement entre langues mélanésiennes et langues aborigènes, qui sont très différentes. Les scientifiques montrent pourtant que ce sont les sonorités austronésiennes, dont le Mélanésien est un sous-groupe, qui sont dominantes chez les Indigènes du Détroit de Torrès. 12

S’ils sont parfois comparés ou assimilés dans un ensemble « les Indigènes d’Australie », ceux du Détroit de Torrès et les Aborigènes sont donc très différents. Ce sont seulement les tergiversations coloniales et les hasards de l’histoire qui les ont amenés à se développer dans le même pays.

 

Précisons, pour achever cet article, que la culture et les croyances des peuples aborigènes veulent que le monde soit né des ancêtres et qu’ils les aient amenés sur cette terre qui est la leur. Cette évolution géophysique des plaques terrestres, l’origine darwiniste de l’homme et les mouvement humains au travers du globe sont donc, pour eux, inexistants.

 

PS : Les photos de cet article, excepté celle d’illustration et celles du Bouddi National Park, ne sont pas les nôtres. En effet, nous n’avons pas vu les différents lieux archéologiques décrits ci-dessus. Nous ne sommes pas certains de pouvoir les voir un jour du fait de leur grande difficulté d’accès. L’image de couverture est celle d’une fresque située dans le quartier de Redfern à Sydney, et qui date de 1983.

 

 

1 : https://faculty.washington.edu/wjs18/Pop_Structure/Science-2011-Rasmussen-94-8.pdf

2 : https://sites.duke.edu/biology217_01_s2011_sls63/environmental-geography/

3 : https://www.kempen.id.au/in-search-of-antiquity-2006/

4 : http://www.news.com.au/technology/science/evolution/new-research-proves-aboriginal-people-were-australias-first-inhabitants/news-story/819f8f8965cedcc1503048c383fc499a

5 : https://www.sciencenews.org/article/people-settled-australia%E2%80%99s-rugged-interior-surprisingly-early

6 : https://arstechnica.com/science/2016/11/first-discovery-of-50000-year-old-human-settlements-in-australian-interior/ et http://www.radioaustralia.net.au/french/2016-11-07/aborig%C3%A8nes-la-pr%C3%A9histoire-australienne-fait-un-bond-de-10-000-ans-en-arri%C3%A8re/1631160

7 : https://www.britannica.com/animal/Diprotodon

8 : https://www.newscientist.com/article/mg23230983-700-first-australians-ate-megafauna-and-used-nets-for-hunting/

9 : http://www.theaustralian.com.au/national-affairs/indigenous/aborigines-were-building-stone-houses-9000-years-ago/news-story/30ef4873a7c8aaa2b80d01a12680df77

10 : http://gutenberg.net.au/ebooks/e00043.html

11 : http://www.tsra.gov.au/the-torres-strait/general-history

12 : http://lryb.aiatsis.gov.au/PDFs/davis_pt1.pdf

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