Les capitales historiques du Vietnam
Vietnam Patrimoine bâti

Les capitales historiques du Vietnam

Au Vietnam, il y a huit sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Deux sites sont naturels, les six autres sont culturels et mixtes. Nous en avons visité quatre répartis sur la côte du pays. Il s’agit de quatre villes ou anciennes villes qui ont eu un rôle dans l’histoire du Vietnam.

Ces quatre sites sont d’anciennes capitales politiques et économiques, devenus aujourd’hui les lieux d’un tourisme important.

Quelles sont leurs histoires ? Que peut-on y voir ? Comment s’y déroule la visite ? Retour d’expérience.

 

 

DESCRIPTION

 

A l’opposé des trois autres sites que je vais présenter, Hoi An n’a jamais été capitale du Dai Viet. Si vous souhaitez des informations sur l’histoire générale du Dai Viet puis du Vietnam, vous pouvez vous reporter aux trois parties de l’article Vietnam : un brin d’histoire.

Hoi An était le plus puissant port marchand du royaume de Champa qui rayonna dans toute l’Asie du Sud-Est et jusqu’en Europe dès la fin du XVIe siècle et jusqu’à son absorption par le Dai Viet au XIXe siècle.

Hoi An est située en bord de rivière et conserve son plan du XVIIIe siècle. Une grande avenue traverse la ville parallèlement à la rivière et de nombreuses rues et venelles créent un réseau de liaison perpendiculaire à cette avenue principale.
Le long de ces rues, et principalement le long de l’artère centrale, 1107 maisons à pans de bois se tiennent toujours debout, serrées les unes contre les autres. Si leur armature est de bois, les murs sont en terre et en brique. Ces maisons ont la particularité d’avoir des toits en tuiles rouges, ainsi que de nombreux motifs traditionnels sculptés en bois sur les devantures.

 

La rue principale de Hoi An

 

Les maisons sont totalement ouvertes et conservent les marques de fonctionnalité portuaire. On peut les traverser de part en part car elles sont ouvertes sur la rue et sur la rivière, meilleur moyen de circulation des marchandises.

 

Maison marchande entre rue principale et rivière

 

Dernier élément remarquable, Hoi An conserve plusieurs ponts dont le fameux pont pagode japonais du XVIIIe siècle. On peut d’ailleurs trouver partout dans la ville ce mélange d’influences séculaires entre les peuples marchands : Champas, Chinois, Japonais, Vietnamiens puis Européens.

 

Le pont pagode japonais

 

C’est pour son état de conservation quasi intégral et pour ce caractère unique en Asie du Sud-Est que Hoi An a été classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1999.

 

VISITE

 

La visite de Hoi An permet une déambulation totale dans les ruelles, ce qui est assez agréable, et dès l’instant qu’on évite les touristes et qu’on lève la tête, on peut apercevoir quelques petites merveilles sculptées.

Parce qu’en effet, toute médaille a son revers et celui de l’UNESCO est l’intense flux touristique dans la ville.

Les rues sont souvent encombrées de monde et principalement de groupes qui les sillonnent en file indienne afin de rejoindre les différents pôles touristiques, tous pris d’assaut.

Le plus emblématique est le pont pagode japonais qui, en heure d’affluence, est une horreur à traverser. Le plus intéressant est de se lever très tôt pour aller le voir, ou d’attendre tard le soir.

L’autre problématique liée au tourisme est que chacun espère un profit de cette manne. Il n’y a donc plus vraiment de maison qui conserve son rôle portuaire ancestral. Les cafés, restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs et de vêtements à destination des touristes s’enchaînent dans toute la zone protégée par l’UNESCO.

Quand arrive le soir, des milliers de lanternes de toutes les couleurs, tendus de part et d’autre de la rue principale, illuminent le ciel. De même des promenades en barque sont possibles sur la rivière. Contre quelques dollars, les touristes sont invités à déposer sur l’eau un lampion de papier flottant avec une bougie en son centre. L’effet est magnifique c’est certain. Les lumières qui englobent la ville n’ont néanmoins rien d’authentique et ne sont qu’un produit créé pour le tourisme.

 

La rue aux lanternes

 

En se baladant au matin, les lampions flottants qui n’ont pas coulé viennent s’échouer sur les berges et recouvrent un peu plus les déchets et les boîtes en polystyrène jetés directement dans la rivière par les restaurateurs.

Le bâtiment du marché qui est plusieurs fois centenaire, et qui se trouve au cœur de la zone UNESCO, est un véritable dépotoir. Il y a très peu de poubelles de ville et nous ne comprenons pas que les gestionnaires puissent laisser les abords de la ville dans un tel état de saleté.

 

Les quais de la zone UNESCO, derrière les restaurants

 

BILAN

 

Hoi An est une très belle ville qui possède un charme indéniable et quasi unique en comparaison des villes que nous avons pu voir en Asie.

Cependant, les maisons et le plan de la ville qui sont à l’origine du classement UNESCO semblent passer au second plan. Elles sont cachées derrière un attirail touristique qui croule sous le monde.

 

 

DESCRIPTION

 

L’ancienne capitale historique d’Hoa Lu se situe au nord du Vietnam, 100 km au sud d’Hanoï, au sein du complexe paysager de Trang An qui est classé à l’UNESCO depuis 2014.

Trang An est un bien mixte qui comprend une série de monts karstiques. On parle d’ailleurs de la « baie d’Along terrestre ». Au sein du complexe naturel se trouvent de nombreuses traces d’habitats des premiers hommes.

Le lieu a toujours été parfait pour y habiter. Ombragé et rafraîchi par les monts, l’eau s’y trouve en abondance et les rivières favorisent les cultures tandis que la grande quantité de bois, de pierre et de matières premières permet de construire des maisons.

À ce titre, Hoa Lu a été la première capitale du royaume du Dai Viet, de sa création en 968 jusqu’en 1010.

 

La porte de l’un des temples du complexe d’Hoa Lu

 

VISITE

 

À l’instar d’autres lieux touristiques au Vietnam, l’entrée sur le site d’Hoa Lu se fait de façon assez anarchique par plusieurs portes mal définies par lesquelles tout le monde rentre en scooter.
Un homme nous demande même de l’argent pour que nous garions notre moto devant un temple, et pendant qu’il s’arrête pour nous des dizaines de motos passent sans payer. Nous comprenons alors qu’il cherche juste à se faire un peu d’argent et nous décidons de garer notre scooter à l’extérieur du complexe.

Ce site est inscrit au patrimoine mondial, il n’y a pourtant pas de règles claires et chacun y va de son petit business personnel. Des femmes vendent des babioles dans les temples et personne ne surveille vraiment. Lorsqu’il est indiqué de ne pas prendre de photos et que les touristes sortent leurs appareils, les gardes laissent faire.

On a vraiment l’impression que les gardiens ne sont intéressés que par le potentiel argent que peut leur apporter les touristes et non par la protection de ce patrimoine d’exception. Par exemple, ces trois gardes restent avachis sur leur siège au moment où un groupe hurle dans le temple où on est censé se taire.

Pour ce qui est de la visite en elle-même, exceptés quelques portes et deux temples annexes, des palais de la première capitale, il ne reste rien sauf une immense esplanade dépourvue d’explications et sur laquelle sèchent des rangées de noix de coco.

 

L’ancien emplacement du palais

 

BILAN

 

Si l’on souhaite voir de beaux palais vietnamiens à l’histoire féconde, Hoa Lu n’est sûrement pas le bon endroit. Les superbes temples restants pourraient valoir un détour si seulement le manque d’organisation touristique du site ne venait pas gâcher la visite.

 

 

DESCRIPTION

 

Hanoï est LA grande capitale du Vietnam. D’abord du Dai Viet entre 1010 et 1802, puis de l’Indochine française et du Vietnam de 1902 à nos jours.

Seule une toute petite partie de la vieille ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 2010 : le secteur centrale de la cité impériale de Thang Long.

Une dizaine de dynasties se sont succédé au sein de la cité et chacune a construit son palais, a détruit d’anciens bâtiments pour les remplacer par d’autres. Chacune a aussi laissé sa marque architecturale.
Ce sont les recherches archéologiques qui permettent de découvrir des éléments d’architecture et de les dater. Il est toutefois très difficile de comprendre quelle dynastie a construit quoi et à quel endroit. Ce sont des couches de fondations successives qui se superposent au niveau du sol. Près d’une centaine de fondations d’édifice a été retrouvée.

Lorsqu’en 1802 la capitale est déplacée à Hué, Hanoï ne devient plus qu’une citadelle fortifiée « à la Vauban » et une caserne militaire.

Le pouvoir français décide en 1897 le démantèlement total de la cité et un réaménagement au service de la colonie. Ne sont conservés que quelques éléments comme la porte d’entrée protocolaire de la cité, la terrasse du palais, la pagode des dames, la tour du drapeau et la porte nord.

 

La porte d’entrée protocolaire de la cité impériale d’Hanoï

 

Dès 1902, Hanoï devient capitale de l’Indochine française. Non loin de la cité de Thang Long, le gouverneur de la colonie s’installe dans un palais colonial qui est aujourd’hui le palais présidentiel. Dans l’ex-cité impériale, les Français avaient déjà construit en 1886 un bâtiment destiné à l’administration militaire. Celui-ci arbore un style néo-classique très sobre et dépourvu de décorations vietnamiennes, ce qui tranche totalement avec les rares bâtiments encore existants.

 

La bâtiment colonial et son esplanade abandonnée

 

Après la défaite française de 1954 et avec l’avènement de la guerre du Vietnam, la cité est reprise par le gouvernement de la République démocratique du Vietnam qui y installe un bâtiment de commandement : le D67 construit en 1967. S’y trouvent encore les salles de réunions ainsi que le bunker anti-bombardement d’Hô Chi Minh.

 

L’entrée du bunker D67

 

Après la guerre du Vietnam, la cité est fermée par le ministère de la Défense. Il faut attendre 2004 pour qu’elle devienne un bien culturel et historique mais aussi un symbole de l’unification du pays et du processus de reprise en main des Vietnamiens sur leur pays. Le musée militaire se situe d’ailleurs dans l’enceinte protégée.

 

VISITE

 

Outre les traces archéologiques, il ne reste donc quasiment aucun bâtiment ayant plus de 300 ans dans la cité impériale.

Si l’on espère découvrir une cité aux mille palais, majestueuse de couleurs et d’architectures imaginées dans nos rêves d’Orient, la déception peut être grande.

Pour les amoureux de la belle photo et des détails de l’ornementation, la visite est rude. L’escalier aux dragons, situé au ras du sol et seul vestige du palais, est noyé sous des bouquets de fleurs en plastique et abrité derrière une imposante barrière dorée aux cordons de velours rouges. Difficile d’apprécier.

 

L’escalier aux dragons

 

La plupart des bâtiments datent des XIXe et XXe siècles et il n’existe dans le complexe aucune harmonie d’ensemble. Comme on le voit sur les photos précédentes, le bâtiment d’architecture coloniale caché derrière des tôles de chantier côtoie quelques vestiges vietnamiens ainsi que le bunker de la guerre du Vietnam. On est bien loin du fantasme asiatique.

 

De chaque côté de cette porte latérale, cartons et ordures en tout genre s’amoncellent

 

Enfin au moment de notre visite, des centaines de jeunes Vietnamiens étaient présents en costume d’université pour fêter leur remise de diplôme. Les jeunes lançaient leurs chapeaux, d’autres étaient assis partout sur les murets posant leurs pieds sur des vestiges archéologiques pour faire de meilleures photos. Nous nous sommes plus sentis dans la salle polyvalente d’Hanoï que dans un site UNESCO majeur.

 

BILAN

 

Le rapport de l’ICOMOS – l’institut culturel qui établit une étude du bien proposé au classement – indique que la cité impériale d’Hanoï ne remplit aucun des critères de classement. Il est rajouté que l’intégrité du site n’est pas totale. Pour l’ICOMOS, la perspective historique de la cité est « brouillée par la présence majoritaire d’immeubles tardifs, d’artefacts (avions du musée) ou d’arbres sans rapport avec cette perspective et ses significations ».

L’impression de l’ICOMOS et ces termes corroborent notre ressenti et l’expérience peu convaincante que nous avons eue dans la cité impériale d’Hanoï.

 

 

DESCRIPTION

 

Si Hanoï est la capitale la plus emblématique du Vietnam, la cité impériale d’Hué est pourtant le site historique le mieux conservé du pays. Elle le doit sans doute à son histoire plutôt récente.

Après mille ans de règnes dynastiques à Hanoï, le siège du pouvoir se déplace en 1802 à Hué. Si la cité était déjà un siège administratif au sud du Dai Viet aux XVIIe et XVIIIe siècles, c’est Gia-Long, premier souverain de la dynastie Nguyên, qui y installe la capitale. Le Dai Viet grignote petit à petit le royaume de Champa au sud et Hué occupe une position centrale idéale, à mi-chemin entre Hanoï et Saïgon, pour régner sur ce grand Vietnam.

La capitale est entourée de murs épais, de citadelles et de bastions défensifs de style Vauban. C’est la plus imposante jamais construite par un roi vietnamien. La construction commence en 1802 et se prolonge jusqu’en 1832. Conçus dans une unité parfaite, tous les palais et les bâtiments administratifs intérieurs respectent la même pensée architecturale : mêmes matériaux, même ornementation, mêmes couleurs.

 

L’un des temples de la cité d’Hué

 

Porte d’entrée du temple de la fertilité

 

La cité impériale de Hué était une œuvre d’art architecturale comparable à la cité interdite de Pékin. Elle aurait pu conserver ce prestige si elle n’avait pas souffert des différentes guerres coloniales de 1885 et 1947. Mais c’est plus encore la guerre du Vietnam et les bombardements au napalm réalisés directement sur la cité par l’aviation américaine qui est à l’origine de la disparition des pièces maîtresses de la cité.

En 1991, 35 bâtiments en ruine sont démolis, ne laissant qu’une vaste cour sans âme au cœur de la cité.

Ce n’est pas cette seule cité qui a été classée par l’UNESCO en 1993 mais « l’ensemble des monuments de Hué » composé de différents temples à l’extérieur de la ville, des tombeaux majestueux des empereurs ou encore de la pagode de la Dame céleste – l’une des plus vieilles du Vietnam – qui date de 1601.

 

La pagode de la Dame céleste

 

VISITE

 

À Hué, la visite est plus claire qu’à Hanoï. Le secteur protégé est littéralement la cité impériale délimitée par quatre murs.

Et dans ce carré les traces historiques sont bien plus nombreuses. De nombreux palais sont encore en place ou ont été reconstruits et restaurés.

 

Porte d’entrée de la cité en restauration

 

Néanmoins, si certaines traces sont bien visibles et entretenues, certaines parties de la cité sont laissées à l’abandon, sans aménagement, sans signalétique, sans même aucune propreté.

 

Un mur incendié par les bombardements de la guerre du Vietnam
L’esplanade vide où se situaient les palais

 

D’aspect général, l’effort semble mis sur les possibilités de gagner de l’argent plus que sur la lisibilité historique et patrimoniale. Tout d’abord, il s’agit du site touristique au prix d’entrée le plus élevé que nous ayons visité au Vietnam. A l’intérieur, des petits bus électriques sont proposés aux touristes afin de circuler dans la cité sans marcher. Ceux-ci foncent dans les allées et ne se donnent pas la peine de ralentir lorsque des piétons arrivent en face. Le point de départ des bus est le superbe café très moderne construit au cœur de la zone protégée.

Nous éloignant de la partie « touristique », nous sommes tombés au fond de la cité sur un temple et des galeries en travaux de restauration. C’était l’heure de la sieste et tout était ouvert. Nous avons donc pu déambuler au milieu des outils, des sacs de ciments et des ouvriers endormis.
Les restaurations en court auraient d’ailleurs fait sauter au plafond n’importe quel architecte du patrimoine français : beaucoup de béton par ci, beaucoup de béton par là et encore du béton s’il n’y en avait pas assez. Sans compter les mauvaises finitions et les couleurs criardes dans tous les coins. Une véritable horreur.

 

L’heure de la sieste
Les outils le long du chemin de visite
Les restaurations « patrimoniales » en cours

 

BILAN

 

Certains bâtiments de la cité sont très beaux. D’autres éléments sont plus délaissés. Le manque de signalétique se fait sentir dans tout le site. L’accent mis sur la rentabilité financière fait passer la mise en valeur au second plan. Le prix étant plutôt élevé pour ce qu’il y a à voir, nous sommes ressorti de cette visite avec un sentiment de déception, alors même que nous venions pour voir celle qui est présentée comme la plus grande cité impériale d’Asie du Sud-Est.

 

CONCLUSION

 

Ces quatre lieux touristiques sont majeurs dans l’histoire plurimillénaire du Vietnam.
Le classement à l’UNESCO semble légitime tant les éléments anciens sont rares et doivent être protégés.

Les gestionnaires donnent l’impression d’utiliser ces lieux et la notoriété de l’UNESCO pour engranger des recettes liées au tourisme de masse. Peut-on réellement blâmer le pays survivant de deux guerres dévastatrices ? Néanmoins, en contrepartie, aucun effort n’est réalisé quant à la lisibilité des lieux. Nous nous sommes souvent retrouvés perdus lorsque nous avons visité les sites.

Si l’Etat du Vietnam vend à grand coup de communication des sites historiques vides, il doit contrebalancer ce vide par du matériel permettant la compréhension de ces sites : panneaux, maquettes et autres. Pourtant, rien n’existe.

Nous sommes conscients que nos visites ne sont pas vraiment objectives. Nos études et nos goûts nous poussent à observer et à critiquer en détail la chose patrimoniale.

Et même si nous voulions visiter sans voir ces détails qui n’en sont pas, nous ne pourrions pas manquer le laissez-aller général qui opère dans ces lieux remarquables : restaurations dans tous les sens, détritus partout, décharges à ciel ouvert… l’anarchie à l’image des rues du pays.

 

Annexe : chronologie des différentes capitales du Vietnam

968 – 1010 : Hoa Lu, capitale du premier royaume vietnamien
1010 – 1400 : Hanoï, capitale du Dai Viet
1400 – 1407 : Vinh Loc, capitale du Dai Viet
1407 – 1428 : Domination chinoise.
1428 – 1802 : Hanoï, capitale du Dai Viet
1802 – 1945 : Hué, capitale du Viet Nam
1902 – 1953 : Hanoï, capitale de l’Indochine française
1953 – 1976 : Hanoï, capitale de la République démocratique du Vietnam
Depuis 1976 : Hanoï, capitale de la République socialiste du Vietnam

Vous avez récemment lu

Rendez-vous en terrain connu : chez les Lo Lo noirs

RENCONTRER LES ETHNIES DU NORD

Le Vietnam, pays de propagande

Sur la route du nord du Vietnam – Sites culturels et historiques

Road Trip à moto au Vietnam : notre expérience

Disqus shortname is required. Please click on me and enter it

LEAVE A COMMENT

Un monde en patrimoine

Un monde en patrimoine : Voyager, S'émerveiller. Suivez nos pérégrinations à travers l'Océanie et l'Asie.

Notre Instagram

WP-Backgrounds Lite by InoPlugs Web Design and Juwelier Schönmann 1010 Wien