L’Australie est un pays quatorze fois plus grand que la France, avec trois fois moins d’habitants. Pourtant, le pays est l’un des dix plus gros pollueurs du monde. L’économie du pays s’est développée autour du secteur minier et des énergies fossiles telles que le charbon. Tony Abbott, Premier ministre de 2013 à 2015, n’a pas souhaité réduire l’émission de gaz à effet de serre, étant lui-même climatosceptique ! Pour lui, l’Homme n’est pas responsable du réchauffement climatique.

Et effectivement, en un an de voyage tout autour de cette île gigantesque, nous avons fait parfois face à des situations qui nous ont surprises en matière de préservation de l’environnement. En voici quelques-unes.

 

L’utilisation à outrance des sacs plastiques

En arrivant à Sydney en avril l’année dernière, nous avons été surpris de constater que tous les magasins distribuaient gratuitement des sacs plastiques. En France, la distribution des sacs plastiques a drastiquement diminué depuis des années, il est devenu rare d’en trouver dans les supermarchés, d’où notre étonnement.

Certains Etats d’Australie ont commencé à interdire les sacs de ce type. Nous n’en avons pas vu ni en Tasmanie, ni en Australie-Méridionale ni dans le Territoire du Nord. En revanche, les Etats les plus peuplés, la Nouvelle-Galles du Sud, le Queensland, le Victoria et l’Australie-Occidentale en distribuaient.

Ce qui est fou c’est qu’en faisant nos courses, nous nous retrouvions parfois avec une bonne dizaine de sacs dont nous ne savions plus que faire. Chaque caissière a encore pour tâche de mettre les produits dans les sacs. Un unique paquet de rouleaux de papier toilette va par exemple être mis dans un sac. Une bouteille d’eau, parce qu’elle est lourde, va être mise dans deux sacs l’un dans l’autre. Si l’on achète un seul article, la question ne se pose pas, il est mis instinctivement dans un sac plastique par l’employé de caisse. En Australie, c’est un excès irréfléchi !

Les sacs plastiques ont une longue durée de vie, ils ne se décomposent pas. De ce fait, le nombre de ceux que l’on retrouve dans la nature augmente chaque année un peu plus. Etant étanches et légers, ils peuvent flotter ou être emportés par le vent sur de longues distances. Les dégâts qu’ils peuvent faire sont considérables : les tortues marines, les dauphins ou encore les baleines peuvent les confondre avec de la nourriture – notamment des méduses – et les ingérer, ce qui va entraîner une lente agonie étant donné qu’ils sont incapables de les digérer.

Il est important de recycler, mais en une année nous avons constaté que l’Australie est aussi en retard sur ce point. Le verre, le carton et le papier ne sont jamais triés ! Dans les quelques maisons où nous avons été accueillis, nous n’avions qu’une poubelle unique où tous les déchets étaient stockés. Nous avons travaillé dans un restaurant où, chaque soir, nous mettions dans de grandes bennes plusieurs sacs poubelles remplis de tous les déchets du restaurants, sans aucun tri préalable.

 

Des décharges à ciel ouvert

Pire encore, nous avons à plusieurs reprises trouvé des décharges au milieu de nulle part.

Pendant notre volontariat dans la ferme de l’Outback, nous avons vite réalisé qu’il n’existait pas d’entreprise de traitement des déchets. Nelia étant un village quasi fantôme situé au milieu de nulle part, il était plus simple pour les fermiers de jeter directement leurs poubelles dans un énorme trou creusé au milieu du désert.

 

La décharge de Nélia

 

Pendant notre traversée du Nullarbor, nous nous sommes arrêtés un soir sur une aire de camping gratuite, et avons eu la joie de découvrir une autre de ces décharges. Cette fois, nous n’avons pas vraiment compris d’où pouvaient venir tous ces détritus, étant donné qu’il n’y avait aucun village ni aucune ferme aux alentours…

 

La décharge du Nullarbor

 

Enfin, notre dernier volontariat effectué dans la campagne de la Nouvelle-Galles du Sud nous a apporté son lot de surprises également. Alors que cette fois la propriété où nous vivions était située à seulement 3 km de la première ville, notre hôte préférait jeter toutes ses ordures dans un trou creusé à proximité de sa maison… Plus pratique pour lui. Et dans ce trou, nous trouvions des déchets hautement toxique pour l’environnement : fer, béton, câbles électrique. A noter aussi que des vaches viennent paître au bord de ce trou…

Et si ce ne sont pas à proprement parler des décharges sauvages, nous ne pouvons compter le nombre de carcasses de voitures, de vieux bidons, de pneus, de sommiers rouillés et d’objets ménagers abandonnés que nous avons vus au bord des routes et dans le bush tant il y en a.

 

Des voitures abandonnées dans l’Outback

 

Le gaspillage de l’eau

En plein Outback, il y a des kangourous, du sable rouge et quelques arbustes rabougris… Pourtant, les gens qui vivent là veulent à tout prix faire pousser du gazon. C’est ainsi qu’à Alice Springs, nous avons constaté que l’arrosage automatique tournait toute la journée pour ne pas que l’herbe des jardins ne finisse brûlée par le soleil. Le lit de la rivière est à sec quasiment toute l’année, pourtant les habitants trouvent le moyen d’utiliser l’eau courante pour arroser un gazon qui ne pourra jamais pousser de façon naturelle et dont on se demande bien comment ils comptent en profiter.

Dans notre ferme de l’Outback, on a fait plus ou moins face à la même situation. Les propriétaires, pour se débarrasser de mauvaises herbes vraiment tenaces, ont décidé de faire brûler un parterre de buissons. Le feu a aussi abîmé un conduit d’eau. La fuite était énorme, c’étaient des dizaines de litres d’eau qui s’écoulaient de tous les côtés à la minute. Mais le fermier a décidé de ne s’en occuper que deux jours plus tard. A ce moment-là, c’était quasiment un lac qui s’était formé. Située sur une immense nappe phréatique appelée Bassin artésien, la ferme jouit d’une eau courante presque illimitée toute l’année, c’est pourquoi notre hôte n’avait pas jugé utile de couper l’eau immédiatement.

Nous qui voyagions en campervan, nous avons fait très attention à nos réserves d’eau. Nous avions quatre bidons de 10 litres d’eau chacun et qui pouvaient nous servir jusqu’à 10 jours. Nous remplissions nos bidons avec de l’eau potable lorsque nous pouvions avoir accès à un robinet gratuit dans les villes. Cette mission s’est parfois avérée délicate tant l’eau manque dans certaines parties de l’Australie. Nombre de fois, nous avons pourtant vu les villes arroser au petit matin le carré de gazon du parc ou le stade qui allait brûler sous le soleil quelques heures plus tard. Ces mêmes villes qui refusaient de laisser un accès à l’eau potable pour les voyageurs pour cause de « manque d’eau ». Dans l’excès encore une fois.

 

Le parc national de Nambourg et ses pinacles

Ce paysage est connu juste au nord de Perth. Ces formations rocheuses dispersées sur un désert de sable jaune intriguent tant les scientifiques qui cherchent à découvrir leurs origines que les visiteurs qui viennent les photographier.

Des chemins de randonnées jalonnent ce petit désert : on peut se promener tranquillement et s’imprégner de l’atmosphère donnée par les milliers de pinacles dressés sur le sable. Ces véritables sculptures de pierre sont de tailles et de formes différentes. Les plus hauts atteignent les 3,5 mètres. Sous la lumière déclinante de la fin du jour, les ombres de ces aiguilles rocheuses s’allongent et le désert s’embrase. Caché au milieu des piliers de pierre, un kangourou sort timidement la tête pour nous regarder. C’est le moment idéal pour prendre une photo et capter cette ambiance si particulière, comme hors du temps.

C’est aussi le moment choisi par deux jeunes australiens pour démarrer une course de voitures au milieu du désert. Les moteurs vrombissent, le kangourou s’enfuit, paniqué.

 

Une voiture qui circule au milieu des pinacles

 

Difficile à concevoir, mais une route permet aux véhicules tous terrains de circuler, au détriment des piétons mais aussi des animaux qui vivent là. Les chemins de randonnée, qui nous semblaient pourtant suffisants pour voir le parc, sont coupés ça et là par une route qui traverse le désert des pinacles. Il faut faire attention en se baladant, certains conducteurs n’étant pas attentifs voire irresponsables comme ces deux jeunes qui ont pris le désert pour un terrain de jeu.

 

La route des pinacles

 

Les plages et les 4×4

L’Australie est un pays réputé pour ses plages de sable blanc, son eau turquoise, ses coraux et ses surfers… Et c’est certainement dans l’Etat d’Australie-Occidentale que nous avons vu les plages les plus paradisiaques. Seulement certaines de ces plages étaient accessibles aux 4×4.

Cable Beach, la plage principale de Broome, est réputée pour ses fabuleux couchers de soleil avec les caravanes de dromadaires. Nous avons eu la surprise de voir qu’une partie de la plage pouvait être empruntée par les véhicules, la même partie où se déroule le tour en dromadaire. Les caravanes slaloment entre les 4×4 arrêtés face à la mer. On est loin de l’image de rêve qu’on nous avait vendue. Cette plage est aussi un lieu de ponte des tortues de mer, et nous avons vu des nids entourés de plastique rouge pour montrer qu’il faut les éviter et ne pas écraser les œufs…

 

Le tour en dromadaire au milieu des 4×4, le rêve !

 

Dans le parc national de Cap Legrand, Lucky Bay est certainement pire. Nous en avions beaucoup entendu parler, et pour cause ! une plage de sable blanc idyllique sur laquelle viennent jouer des kangourous. Ça semble trop beau pour être vrai. Effectivement, on ne parle pas des centaines de 4×4 qui prennent la plage pour une autoroute. En plein après-midi, on vient s’allonger pour bronzer et respirer les pots d’échappement, dans le hurlement des moteurs. Des enfants jouent littéralement au milieu des voitures. Quant aux kangourous, nous en avons bien aperçu deux, apeurés, qui ont sauté le long de l’eau en évitant les véhicules. Tout ce chaos est encadré par un ranger qui tente de réguler la vitesse des voitures. « C’est un vrai cauchemar » nous confie-t-il, accablé. « Des accidents se sont déjà produits ces dernières années » ajoute-il. D’après lui, ce sont les habitants de la région qui se battent contre l’administration du parc national pour maintenir l’accès aux véhicules sur cette plage. Un véritable désastre.

 

Lucky Bay, entre 4×4, piétons et kangourous !

 

L’autre plage célèbre du parc, Cape Legrand Beach, est également accessible aux véhicules et après notre expérience à Lucky Bay, nous avons préféré faire l’impasse dessus.

La déception a fait rapidement place à l’incompréhension. Pourquoi autoriser l’accès aux 4×4 sur ces plages ? Les gens qui y viennent ne semblent pas dérangés par la circulation des voitures et laissent leurs enfants jouer au milieu du trafic, malgré la dangerosité évidente de la situation. Pourtant, il y a bien des parkings juste à côté de Cable Beach et de Lucky Bay. N’importe qui pourrait y laisser son véhicule et simplement marcher quelques dizaines de mètres pour se retrouver sur la plage. Mais les Australiens et les touristes préfèrent visiblement ne pas se fatiguer et conduire pour se garer directement sur la plage, à notre grand désarroi.

 

Les dizaines de voitures garées le long de Lucky Bay

 

En plus d’être dangereux, les véhicules polluent également ces plages : on a pu voir les sillons creusés dans le sable par les pneus des véhicules, de l’huile de moteur sur le sable immaculé… Un beau gâchis.

 

L’exploitation du métal et du gaz

L’Australie est un pays qui regorge de matières premières minérales. Elle détient d’ailleurs les plus grosses réserves d’uranium, de zinc, de plomb et de nickel du monde. C’est l’un des premiers pays exportateurs de minerais, et une partie de son économie repose donc sur le secteur minier. Environ 400 mines sont exploitées en Australie.

En roulant dans l’Outback, nous avons souvent aperçu d’énormes chantiers miniers ainsi que des trains immenses remplis de minerais. La mine que nous avons pu voir d’un peu plus près est celle de Marandoo, située dans l’Etat d’Australie-Occidentale. Entourée du parc national de Karijini, on peut la voir depuis le sommet du Mont Bruce. Il s’agit d’une mine de minerai de fer qui appartient au groupe Rio Tinto.

 

La mine de Mandaroo vue du sommet du Mont Bruce

 

Ce groupe industriel vient d’annoncer, en mars dernier, la vente de sa dernière mine de charbon. Plus soucieux de l’environnement et du réchauffement climatique, Rio Tinto souhaite se désengager de l’extraction de cette énergie fossile. Il a été prouvé qu’à la fois l’extraction et l’exploitation du charbon émettent de grandes quantités de CO2 et peuvent entraîner la pollution de nappes phréatiques. L’Australie était le troisième producteur mondial de charbon en 2016.

Si le géant minier fait un pas en avant avec cette décision, il en fait aussi un en arrière avec le projet Amrun. Situé sur la péninsule du Cap York, ce projet est dénoncé par les associations écologiques et destiné à étendre les activités d’une mine déjà existante – South of Embley. Il inclut la construction d’énormes infrastructures telles qu’un port, une centrale électrique, des ateliers et hangars ainsi qu’une usine de transformation entre Weipa et Aurukun et verra la destruction de 30 000 hectares de forêts et jungles intouchées. Le gouvernement australien a approuvé le projet en 2013, en l’assortissant de 76 conditions visant à limiter son impact écologique, notamment sur la Grande Barrière de corail.

Le gouvernement australien soutient également un autre projet d’envergure : la mine Carmichael du groupe Adani, projet également dénoncé par les associations écologiques et dont nous parlions déjà ici.

Les mines perturbent le relief par la construction de routes, d’infrastructures destinées à l’exploitation des ressources et l’excavation même du terrain. L’utilisation de produits chimiques ou encore les déchets et les émissions de CO2 qu’elles émettent peuvent aussi affecter la faune et la flore et les ressources hydrauliques. Sans parler des milliers de camions à cinq remorques remplies de minerai qui sillonnent l’Outback. Ces projets gigantesques auront forcément des impacts sur le long terme.

 

Un train de minerais, composé de centaines de wagons

 

Enfin, lors de notre passage à Darwin, nous avons eu l’opportunité d’accompagner l’une de nos hôtes à une manifestation contre le fracking ou fracturation hydraulique. Il s’agit d’une technique qui consiste à injecter des produits chimiques pour fracturer des roches et permettre l’extraction notamment du gaz de schiste. Le Territoire du Nord, qui interdisait cette pratique depuis plusieurs années, a finalement levé cette interdiction en avril dernier. Pourtant, l’impact du fracking sur l’environnement peut être très néfaste, les liquides d’injection pouvant contaminer les nappes phréatiques. Le territoire pense avant tout au développement économique engendré par cette mesure : création d’emplois, investissements, exploitation du gaz de schiste… Nos hôtes à Darwin étaient bien conscients des risques et avaient fabriqués des t-shirts « No Fracking » que nous avions aidé à vendre durant la manifestation.

 

L’utilisation des animaux

En Australie nous avons été choqués par l’utilisation touristique qui est faite des animaux.

Dans tous les territoires que nous avons traversés, nous avons vu comme offre touristique la possibilité de visiter des zoos – souvent appelés « refuges », « orphelinats » ou « sanctuaires » – et de caresser et nourrir des animaux, voire même se prendre en photo avec eux dans les bras.

Si l’exploitation des tigres et des éléphants à des fins touristiques en Asie fait polémique, on oublie que les pratiques australiennes ne sont pas plus respectables. Prendre un kangourou, un koala ou un bébé alligator dans ses bras, les nourrir, faire une balade à dos de dromadaire, appâter un crocodile ou un requin blanc, nourrir des dauphins, observer des diables de Tasmanie maintenus en cage… voici quelques-unes des activités proposées qui font passer le plaisir de l’homme avant celui de l’animal.

Beaucoup d’espèces sont endémiques en Australie et la plupart d’entre elles sont menacées. Voir ces animaux rares fait donc en quelque sorte partie du voyage. Nous-mêmes avons pu observer des koalas, des casoars ou des ornithorynques. Jamais pourtant nous n’avons payé pour les voir, encore moins pour les approcher de près, et surtout pas pour les toucher et les nourrir.

Le sujet emblématique est celui des koalas. L’une des photos souvenirs la plus facile à se procurer est celle d’un koala tenu dans ses bras. Il suffit pour cela d’aller dans n’importe quel refuge vendant l’attraction, de payer gracieusement ses deux minutes de bonheur et de repartir gaiement la photo dans la poche. Un koala n’est pas une peluche ! Certains Etats australiens l’ont bien compris et ont déjà interdit cette pratique, comme le Victoria ou la Nouvelle-Galles du Sud. Le Queensland et l’Australie-Méridionale sont les deux seuls Etats à poursuivre cette pratique.

 

Venez prendre un koala dans vos bras pour faire une photo !

 

À l’hôpital des koalas de Port Macquarie – structure associative qui vient en aide aux koalas blessés – on nous l’a dit : le koala n’aime pas l’homme, le porter ou le nourrir nuit à sa santé. Dans ces zoos qui vendent une photo, on tient pourtant un koala éveillé, apathique, et on le passe de bras en bras pour le plaisir des touristes. Et on ose en plus nous parler de protection de l’espèce.

Dans tous ces pseudos « orphelinats », les animaux sont très bien traités et soignés, or les structures ont besoin de l’argent des touristes pour vivre et continuer à soigner les animaux. Le problème est que les touristes ne veulent pas donner leur argent s’ils n’ont pas une forme de compensation derrière, autre que simplement voir l’animal au loin. Alors, il faut toucher, il faut nourrir. Le mensonge de ces zoos est de nous faire croire que l’on fait une bonne action en les aidant alors qu’on ne fait que nuire aux animaux en leur provoquant énormément de stress.

En Tasmanie, l’animal emblématique est bien sûr le diable. Nous avons été vraiment déçus de ne pas y trouver de refuge ou d’hôpital comme celui des koalas à Port Macquarie. Pour voir ces animaux – de plus en plus rares car décimés par une tumeur faciale – il faut payer l’entrée de zoos. Les touristes adorent venir les voir pendant l’heure des repas : les diables sont très agressifs et en viennent à se battre pour la nourriture, qui constitue l’attraction principale vendue par tous les zoos. Nous n’avons pas trouvé de structures qui s’occupent d’eux de manière bénévole comme le fait l’hôpital des koalas de Port-Macquarie, ou qui recueillent des diables blessés. Ne voulant pas payer une entrée à 30$ comprenant des sacs de graines à donner aux kangourous et pademelons du zoo, nous avons préféré ne pas aller voir de diables enfermés dans des cages. Nous aurons tout de même vu un terrier de diable pendant notre trek dans le Walls of Jerusalem National Park !

Dernière attraction honteuse : la cage aux requins ! Il s’agit d’aller en mer et de plonger quelques minutes (moyennant plusieurs centaines de dollars) dans une cage immergée. Ensuite, il faut attendre la venue des requins blancs. Evidemment, il est rare que les requins viennent par eux-mêmes, il faut donc les appâter en utilisant du sang frais et des morceaux de viande. Pour effrayer les plongeurs, les appâts sont tendus tout près de la cage pour exciter les requins et les faire attaquer. Naturellement, le requin blanc n’attaque pas l’homme mais cette pratique tend à modifier le comportement des squales, qui vont associer homme avec nourriture. On dénature leur comportement naturel en les excitant. Certains peuvent aussi se blesser en nageant trop près de la cage, qui bouge à cause du mouvement de l’eau.

A quel moment va-t-on cesser d’être aussi égoïste et d’utiliser les animaux pour notre petit plaisir ?

Nous ne comprenons pas cette utilisation massive et excessive des animaux comme de simples jouets et peluches à touristes. Nous nous opposons strictement à dépenser une quelconque somme pour voir, toucher ou nourrir des animaux. Et nous dénonçons ces pratiques, d’autant qu’il est très facile d’observer des animaux dans leur milieu naturel en Australie ; la faune abonde dans les parcs nationaux et le désert.

 

La préservation de l’environnement ne nous a pas semblé être une priorité en Australie. A nous, touristes, de voyager de manière plus éclairée et responsable.

 

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